Grenoblois

Le blog d'un Grenoblois qui réfléchit un peu trop… ou alors pas dans le bon sens.

100 Girls 2 novembre 2009

Classé dans : Je réfléchis aussi — Grenoblois @ 03:20
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Je m’attendais à du American Pie, j’ai eu droit à un condensé exceptionnel de tout ce que je peux lire sur la blogosphère francophone dans la catégorie relations Hommes/Femmes ! Donc forcément… déçu !

Mais non, je déconne ! Plus qu’agréablement surpris. Je suis enjoué, heureux, ravi que ma soirée ciné de ce dimanche qui avait commencé par un navet français absolument effroyable avec Kad Merad et Valérie Lemercier intitulé Le Petit Nicolas, se soit terminé d’une façon aussi riche par ce film au nom bien plus intéressant : 100 girls.

Film choisi complètement au hasard, sur un site de streaming ; j’ai pris le 1er de la liste, motivé aussi forcément par le titre.

Le résumé est succint et donne pas forcément très envie. Il donne surtout pas l’impression que le film pourra être riche en enseignements à ce point et aussi proche par moment de bribes d’articles que je voudrais commencer à écrire alors que je ne suis pas devant mon ordi.

Matthew apprend...

Matthew apprend...

100 Girls, synopsis :

Matthew, un étudiant, rencontre la fille de ses rêves dans un ascenseur. Seul problème, une coupure d’électricité les plonge dans le noir avant qu’il ait pu découvrir son visage. De discussions passionnées en confidences intimes, ils passent une nuit torride ensemble… Au petit matin, l’ascenseur s’est remis en marche et la mystérieuse inconnue a disparu, laissant derrière elle pour seul indice… sa petite culotte ! Sur les conseils experts de Rod, son colocataire obsédé par les jeux vidéo et les films pornographiques, Matthew décide alors de partir à la recherche de sa Cendrillon. Petit hic : l’accès à la résidence des filles est formellement interdit aux garçons…

Ca fait pas forcément rêver, n’est-ce pas ?

Ce film date de 2000, je m’en bouffe les couilles de ne pas l’avoir vu avant ! Sauf que si je l’avais vu avant, peut-être n’aurais-je pas saisi toute la portée, la profondeur de réflexion qui alimente ce film du début à la fin (malgré quelques moments de potacheries inhérentes à toute production américaine) est à des années lumière de tout ce que j’ai vu du ciné américain depuis Matrix (et encore hein… ce sont tellement 2 thèmes éloignés !). Enfin, je critique ces potacheries mais j’étais pas le plus malheureux devant le défilé de soutif, strings et nichons à l’air qui se baladent joyeusement dans ce film… Même la fille censée être moche, je la trouve plutôt pas mal. Et les filles, il y en a pour vous aussi !

Je ne peux pas vous raconter tout le film, je ne peux que vous inciter à le voir. Par quelque moyen que ce soit, je m’en fous, il faut que vous le voyez ! Pour comprendre le fonctionnement des mecs et pour voir que malgré nos airs de crétins primitifs et satisfaits, nous aussi, on réfléchit, on analyse, on se pose beaucoup de questions !

Je ne peux pas toujours pas vous raconter le film (genre 20 secondes après, ça aurait pu changer t’sais) mais je peux vous mettre l’eau à la bouche à défaut d’autre chose (rhooo gros dégueulasse !) avec certaines phrases d’une justesse exceptionnelle (malgré un jeu de rôle parfois très maladroit et un discours en fin de film beaucoup trop cliché) :

“Je me dis aussi que sur leur lit de mort, les gens disent rarement “J’aurai dû moins faire l’amour”.”

“J’crois que le problème vient en partie des féministes. Y’a trop de -istes dans le monde : féministes, chauvinistes, capitalistes, communistes, racistes, sexistes. Tous des groupes qui se combattent les uns des autres, au lieu d’essayer de se comprendre les uns les autres.”

“Il y a une façon précise pour un homme de regarder la femme qu’il aime. L’homme ressemble à un petit garçon dont c’est l’anniversaire.”

Pour la petite histoire, ce que je trouve marrant, c’est que Matthew, l’acteur principal (Jonathan Tucker), dans ce film où il interprète donc un jeune étudiant, à peine dépucelé et ultra romantique, a des petits airs de… Barney Stinson, le coureur de jupon just legen-wait for it- Daaarrryyyy ! de How I met Your Mother.

A ma grande surprise, ce film a des critiques catastrophiques sur Allociné. De la part des journalistes, comme de la part des spectateurs. Alors OK, c’est souvent mal joué, l’histoire a un “happy end” digne des pires films catastrophes, le deuxième mec du film et colloc de Matthew brille par son côté primitif surjoué et l’étalage de bombes sexuelles aux seins parfaits n’aident pas forcément à la crédibilité du long métrage. Mais merde quoi, la recherche du fonctionnement de l’autre est tellement bien décrite, retranscrite, je trouve ça excellent !

Voilà, petit coup de coeur pour ce film dans lequel je me retrouve beaucoup, j’aimerai vraiment que vous le voyiez pour me dire ce que vous en pensez.

En streaming, c’est ici, cliquez, et regardez.

En téléchargement, j’ai trouvé ce lien Megaupload.

Et si vous doutez encore, voilà la bande-annonce.

RDV mercredi matin pour le dernier billet “cul” de la série “Soyons sans gênes…”

 

3 Responses to “100 Girls”

  1. Ohhhhhhh 100 girls ! J’adore ce film, il est fabuleux, une petite merveille, drôle, juste, poétique, faut être vraiment grincheux pour ne pas voir tout ça.

  2. fbrz Says:

    c’est pas bien d’encourager au telechargement


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