L’amitié, c’est un vaste sujet que je n’avais pas encore vraiment abordé sur ce blog. Mais là, il le faut.Je ne vous l’avais pas encore dit, je suis un vrai handicapé de l’amitié, en plus d’être un looseur sentimental. Ce qui ne m’empêche pas de vivre (faut toujours finir sur un point positif…)
La chose pas facile à faire dans ce billet va être de remettre tout dans son contexte ET de la faire courte pour ne pas monopoliser trop du temps que vous avez la gentillesse de m’accorder. En commençant donc par éviter les paragraphes inutiles dans ce genre par exemple.
Le contexte : J’ai fait des études, j’ai rencontré 2 filles qui sont devenues des “amies”. La 1ère, “N”, j’en suis tombé amoureux, mais elle ne l’a jamais su “officiellement”, la 2ème “M” juste une copine de la 1ère, qui est devenu une très bonne copine à moi. Il y a 1 an et demi, lors d’une période de ma vie où j’étais en réel décalage avec ces gens là que j’avais connu 3 ans avant, il y a eu engueulade. Engueulade futile avec le recul qui a laissé un certain malaise entre ces filles et moi, même si avec N, les rapports sont redevenus presque normaux, et avec M, ils sont redevenus courtois on va dire. Voilà pour la super courte remise dans le contexte, je développerai à la demande les détails des relations amicales d’abord, puis ceux de l’engueulades.
Ce week-end, à Paris, je devais les voir toutes les deux, ainsi que 2 autres de leurs amis qui n’ont pas grande importance dans la story donc je vais pas m’attarder dessus.
J’ai RDV avec eux à Nation samedi après-midi pour aller ensuite sur le site de Solidays ensemble. Le trajet se passe bien, j’ai presque pas l’impression d’être de trop, je fais même des blagues (truc de ouf quoi !), ils rient (trucs encore plus ouf !) et on arrive donc sur l’Hippodrome de Longchamps tous ensemble, dans la joie et la bonne humeur.
Nous commençons par la visite de l’expo Sex In The City qui ne nous apprendra pas grand chose, mais bon ; ça se passe toujours bien, on rigole, etc…Nous sortons ensuite de l’expo, regardons le programme que j’avais, moi seul, acheté à l’entrée et décidons d’où aller. Les Blérots de Ravel d’un côté. Sophie MKay de l’autre. Ma préférence va au premier, il en est de même pour 3 autres, seule la petite J veut aller voir Sophie MKay. Trop bon, trop con, je l’accompagne, il est une petite voix de mes putains de principes à la con, qui dit qu’on ne laisse pas une fille aller seule quelque part au milieu d’une foule. Alors même que j’aurai préféré aller voir l’autre concert !! Avant de partir j’avertis tout le monde quand même qu’on pourrait se rejoindre si jamais l’un ou l’autre concert ne plait pas aux uns ou aux autres.
Nous allons donc voir cette Sophie MKay avec J. C’est nul. Non, sans déconner, beaucoup de bruit pas harmonieux, ça ressemble à Kellis, mais sans le talent. Au bout de 3 chansons, je dis à J, malgré mes principes (les gens n’ont pas l’air bien dangereux autour de nous) que je la laisse ici pour aller manger un bout et rejoindre les autres. Ca n’a pas l’air de la déranger plus que ça.
Je m’exécute, m’assoit dans un coin, engouffre un peu lentement un sandwich à la mayo qui avait pris le chaud, et tente ensuite, par SMS, de contacter les autres à la quasi-fin du concert pour les retrouver. 10 bonnes minutes plus tard, N m’appelle, je n’entends quasiment rien à ce qu’elle me raconte, si ce n’est qu’ils ne sont déjà plus devant la scène depuis un moment. Mais impossible de comprendre ce qu’elle me dit, il y a du bruit derrière moi, et surtout derrière elle. Je lui dis que je la rappellerai plus tard.
J’erre ensuite entre les chapiteaux à la recherche d’un groupe qui me plait. Amadou et Mariam : blindé et désagréable, next. Il est dans les 20h, je me dis que les autres vont surement se poser pour manger, j’envoie donc un message à N pour lui dire de me dire où ils sont s’ils se posent ; pas de réponse.
Je me dis ensuite que mes “amis” vont surement aller voir Kezia Jones, 25 minutes avant son concert, je m’approche déjà de la scène, il y a déjà beaucoup de monde. Je regarde un peu partout pour voir si je les trouve, rien. Le concert commence, peut-être parce que je n’ai plus trop la tête à la fête, je n’apprécie pas. Et m’en vais. Quand j’ai finis mon parcours du combattant pour sortir de la foule amassée devant le Nigérian, je reçois un message de M cette fois : “On est à Kezia Jones, t’es ou, tu viens ?” Hmppffff Cinq minutes après, message de N, non pas pour savoir où je suis, si je vais bien, s’arranger pour qu’on se retrouve… non non. Elle m’écrit juste pour me demander où et à quelle heure passe Yodelice, bah oui, c’est moi qui avait le programme. Hmpppfff BIS.
Je réponds calmement à M que j’ai pas aimé Kezia Jones, j’en suis sorti. Et ajoute à mon message le lieu et l’heure de Yodelice, tout diplomate et serviable que je suis. J’ajoute aussi que j’aimerai bien les retrouver au moins pour Bénabar, artiste que j’adore et que j’ai fait découvrir à N (et aux autres indirectement peut-être). Pas de réponse. Pendant que Kezia Jones fait du bruit, je vais voir ce que donne Alela Diane, du folk il parait, j’aime bien le folk, j’aurai du venir avant. Oui mais non, j’aime pas beaucoup plus, même expression que tout à l’heure, du Pascale Picart, sans le talent. Je m’occupe, j’erre, je m’arrête devant le podium de France 4 où est diffusé un live avec différents artistes, c’est sympa, le concert de Yodelice a commencé depuis un moment, pas de news des autres, tant pis.
Je vais ensuite me placer pour Bénabar, pour être au plus prêt. Je préviens “mes amis” de ma situation géographique en espérant qu’ils me rejoignent. Pas de nouvelles. Le concert se déroule, exceptionnel, le seul artiste qui arrive sur scène en sprint, le seul qui (et pourtant c’est pas sa vocation) a mis au point des parodies de chorégraphies, saluées par des rires et des aplaudissements. Bénabar est définitivement un artiste complet : poète, chanteur, acteur, comique. Une performance, alors que la nuit tombe, qui me fera oublier temporairement mes tracas du jour. J’avais déjà passé une grosse partie des 2 journées précédentes tout seul, j’avais eu ma dose, j’espérais que celle-ci soit un peu une refondation pour une nouvelle vraie relation avec ces quelques “amies”. Ce fut le contraire.
Je n’ai plus eu de nouvelles, ni de M, ni de N (dont le dernier message, je le rappelle, était pour connaitre où passait Yodelice !). Je suis ensuite allé voir les Ting Tings, seul, dans le noir, au milieu de milliers de personnes, je devais être à 200m de la scène, impossible de m’approche plus ! A part les deux chansons connues “That’s not my name” et “Shut up and let me go !” que j’adore et qui m’ont fait danser et oublier, j’ai eu un gros coup de cafard à ce moment là, à déjà préparer cet article !
J’ai hésité à rester pour la nuit Electro, je ne m’en suis pas senti la force spirituelle et j’ai quitté Solidays avec 2 capotes en plus et 2 amies en moins.
Je passerai sur les péripéties du retour que je développerai dans un prochain billet (si j’en ai le courage) qui m”ont fait mettre presque 2 heures de cogitation dans les Noctibus pour rallier la Porte de Montreuil. Je me suis couché en ayant hâte de rentrer le lendemain.
Je n’ai toujours eu aucune news des autres. Je ne sais pas si j’en aurais, je ne sais pas si j’ai envie d’en avoir. Je ne sais pas ce que je dois faire, si c’est moi qui exagère ma situation de ce samedi soir, si eux ont vraiment pas assuré, si c’est un peu des deux. Je ne sais pas si je dois leur parler, je ne sais pas si je dois les rayer de ma vie sans préavis, les ranger sur Facebook dans un groupe “Pas fiables”, les supprimer de mes amis ?…
Je sais juste que je suis un handicapé des liens amicaux. Comme j’en ai discuté encore récemment, non, je n’ai personne qui va s’inquiéter si je ne donne pas signe de vie pendant 24 heures.
Mais c’est de ma faute et je l’assume. Je ne veux pas avoir de compte à rendre à quelqu’un et mes amis me connaissent à ce sujet, ils me savent indépendants. Devoir donner des news à quelqu’un tous les jours, ça me semble inconcevable, une des raisons pour laquelle je me vois si mal en couple. Malgré tout, à certains moment, la solitude pèse un peu lourd sur mes petites épaules…
Que c’était long… désolé.

Tu savais que Yodelice c’était le groupe de Maxim Nucci le bonnard aka le père du fils de Jenifer?
Je suis sûre que non.
Et j’aime beaucoup Alela Diane, je ne te permets pas de dire du mal d’elle
Effectivement, je ne savais pas
Faudrait que je réécoute Alela Diane, dans un état d’esprit un peu meilleur…
je crois que je peux en écrire aussi long que toi. décidément, ce blog me correspond (en plus bien écrit, avec mon genre de blague, sauf que là, elles me paraissent drole).
Si tu le permets, je parle un peu de mon expérience (ok, j’suis pas chez moi, et alors ?) :
1) j’avais un meilleur amis depuis l’age de 3 ans (quand j’ai emménagé loin de Paris). toute la scolarité dans la même classe jusqu’en 4ème, tous les week-end ensemble, comme les vacances (un coup avec chaque parents).
Après, au lycée, ça se gate. Il va au lycée technique, moi en général, on se voit moins. Il a son groupe d’amis. on se voit tous les 15 jours, voir moins.
Puis les études supérieures : Je l’appelle à chaque fois, McDO / ciné. Quelques soirées à resté discuté dehors la nuit après le film, et finalement, il a rapidement un truc à faire (voir d’autres potes, en général ! sympa).
Dernièrement, il devait me rappeller. j’ai attendu 8 mois, j’suis finalement repassé chez lui. Personne dans la ville de mes parents à voir, rien de prévu. Lui a un barbeuc chez un ami que je connais…. mais il ne propose même pas (il m’apppelera s’ils sortent ensuite, chose qu’il n’a jamais fait).
> j’ai décidé de tirer un trait.
A l’heure actuelle, j’ai un bon ami à la fac, mais il a 12 ans de plus (reprise des études) et il se barre au luxembourg (son pays). Sinon, j’ai d’autres amis que j’apprécie, mais ils ont tous des gosses (entre 30 et 40 ans, quoi).
Je réussi pas à me faire d’amis de mon age, ce qui est un peu chiant pour sortir, déconner, ….
D’ailleurs, de tout ceux à qui j’ai proposé de venir me voir cet été en Ecosse, les seuls qui sont emballé sont les vieux, avec des enfants, qui vont galéré entre le boulot et la babysitter ! comme quoi, quand on veut …
quant à mon groupe d’amis du lycée, j’ai coupé les ponts quand ils m’ont prévenu au dernier moment d’une soirée soit disant prévu longtemps à l’avance.
J’ai cru pendant longtemps que j’étais bien seul (en réalité, en couple), et finalement, une fois seul…. on est seul ! (tu vois, moi aussi je suis un philosophe ! )
bon courage pour la suite, quelques soit ton choix. pour ma part, si la personne en vaut le coup (à mon sens), je tente l’effort ou l’honneteté. si tu peux trouver un(e) “remplaçant(e)” avec qui passer les mêmes moments, autant couper (surtout si c’est du genre à dire : “mais non, c’est pas du tout ce que tu penses, on t’a cherché et attendu”, ou une connerie du genre).
Tu écris autant que tu veux ici Limp
Et si tu veux écrire encore plus, n’hésite pas : http://www.parolesdhommes.net/recrutement
On cherche des collègues, aucun niveau d’écriture requis, si ce n’est des phrases construites (pas comme celle là).
Bah, oui y’a des remplaçants, plein, pour jouer le rôle de potes, à Grenoble, dans le sud, à Paris, à Lille, partout. Pour jouer le rôle d’amie me supportant y’en a pas. Ceci dit, N (qui était la seule que je considérais comme amie) ne tient plus ce rôle depuis belle lurette, voire même elle accumule : http://ungrenoblois.wordpress.com/2008/12/31/excede/ (Lili = N)
Le problème de tirer un trait ferme et définitif, c’est les amis en commun. Qui ne vont pas comprendre, qui ne prendront pas partie, qui ne sauront plus qui ils peuvent inviter…