Grenoblois

Le blog d'un Grenoblois qui réfléchit un peu trop… ou alors pas dans le bon sens.

Gros nul va ! 21 mai 2009

Classé dans : Une de plus — Grenoblois @ 21:24
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Je ne sais pas si elle était plutôt pour, je ne sais pas si elle était plutôt contre, tout ce que je sais, c’est que je ne sais pas… me foutre des coups de pieds au cul.

Une soirée de mai, un anniversaire, des amis réunis autour d’une hôte et la plupart ne se connaissent pas… et scrutent donc pour trouver un semblable parmi ces inconnu(e)s pour passer du temps et élargir son champs de connaissances.

Elle est plutôt jolie, enfin voire même très (trop ?) jolie pour moi, des mèches blondes, la taille fine, et un chemisier rouge juste assez petit pour faire souffrir et écarteler le bouton qui cache un décolleté parfait : ni trop, ni pas assez. Un contour des yeux finement noirci qui met bien en valeur ses iris verts absolument sublimes. Le visage qui entoure ces deux miroirs ne présente aucun petit défaut, un grain de peau excellent, naturel, pas de fond de teint inutile et collant, sans doute un réel plaisir à caresser.

Toute seule assise sur sa chaise avec son verre, je me surprends à aller m’assoir et à entamer la conversation (merci mes amies Rosé, Despé, Vodka, et Soho, entre autres).Elle suit une formation dont je peine à retrouver le nom, je sais surtout qu’elle est en cours une semaine par mois (dans le domaine de la Psycho) et ne fait pour le moment rien à côté (c’est pour la petite bourgeoisie qui vit à Aix-les-Bains !!!). On discute, j’arrive un peu à la faire rire (merci bis aux mêmes que toute à l’heure). Elle a une façon de parler assez particulière, qui ne le met pas forcément en valeur (en gros, elle parait nunuche quoi), mais bon… ça n’enlève rien à ses yeux. J’apprends rapidement qu’elle est célibataire… depuis environ 3 heures. Un mec lunatique, agressif qui l’insulte l’après-midi et lui dit qu’il l’aime le soir. Il la harcèle de textos à l’eau de rose frelatée, on en rit, ça fait un sujet qui nous rapproche. Nous restons comme ça, à discuter l’un à côté de l’autre, une bonne heure, je vois mes amis commencer à me regarder d’un oeil complice.

La soirée se passe, on s’éloigne, on se rejoint, on se regarde, on se juge… La fête bat son plein, d’ailleurs tout le monde est plein ou presque. En bon G33k que je suis, je me dis qu’elle est surement sur Facebook et tente alors, à un moment qui s’y prêtait le moins mal, un furtif… “Laetitia, Laetitia comment d’ailleurs ?” Et là, dans le brouhaha ambiant je crois comprendre un froid “Laetitia toucourt”… Uh… Heureusement, un ami commun qui passe près de moi à ce moment là me lâche discrètement son nom de famille à l’oreille.

Soit, mais le “toutcourt”, me calme direct.

La soirée se poursuit, moins “dynamique”, des grandes discussions métaphysiques s’engagent, je prends soin de ne pas trop rester avec elle (surtout après le coup dur juste avant). Nous sommes dans la cuisine (comment “on s’en fout” ?), elle discute avec 3 ou 4 autres personnes. Une amie et moi-même sommes juste à côté et discutons à part. Nous parlons de La Mystérieuse et de ses coups foireux de la semaine (me mettre l’affiche devant tout le monde par exemple) et je fais bien exprès de parler assez fort pour que Laetitia entende que je parle d’une autre fille. Elle m’entends très bien même et lors d’un blanc dans leur conversation, la fin d’une de mes phrases les interpelle tous. Les 2 groupes se “rejoignent cérébralement”, on embraye sur les sur ces filles cruelles et ces mecs lâches.

Plus tard, alors que les gens quittent la conversation, reviennent, etc… je me retrouve seul avec l’un des invités, très sympa. On continue de discuter sur ce vaste sujet : les relations H/F. Et il m’amène sur le dossier Laetitia car il n’y a pas que mes amis qui avaient remarqué notre “prise de contact” en début de soirée. Et là il me met un peu sur le cul : “c’est dans la proche garçon là”. WTF ? Il m’incite, me booste, me donne des coups de pieds au cul psychologique pour que je prenne les choses en main et aille demander son numéro en lui disant que j’aimerai la revoir… “Attends, j’sais pas faire ça moi…” Il est, en plus soutenu dans sa thèse, par une ou deux de mes amies qui abondent dans son sens et me garantissent que j’ai fait les 3/4 du “boulot”. Ils me rassurent en me disant qu’ils avaient observé comme elle me regardait, qu’elle riait dès que je sortais une connerie (merci, toussa toussa…) et elle riait souvent, en fait.

Forcément, ça me fait cogiter… Il est 4h, nous rejoignons les “survivants” (ceux qui ne sont pas encore aller se coucher, dans des chambres, des tentes ou par terre dans des pièces à part) sur la terrasse pour finir de papoter dans des conversations à faire pâlir Jean-Claude Vandamme “mais qu’est-ce t’en sais qu’une chaise n’a pas une âme, qu’une fourmis ne ressent pas de douleur quand tu lui arraches une patte ?” Il s’appelle Christophe et est bizarre. Et est censé ramener Laetitia chez elle. Qui n’est pas rassurée (laissez tomber, j’ai déjà essayé de la motiver à rester dormir ici, mais no way).

Je continue un peu de l’observer, le contre-jour (ou contre-lumière) a ceci de génial qu’on peut, en se plaçant judicieusement voir les expressions du visage d’une personne sans trop se faire voir. Comme précédemment, elle me regarde et rit pas mal à mes conneries (qui sont toujours aussi nombreuses \o/).

Il doit être environ 5h quand les derniers décident de partir. Laetitia doit donc être ramenée par Christophe ainsi qu’une autre fille. Nous nous retrouvons tous deux dans la maison, seuls pendant quelques secondes. Elle, pas rassurée à l’idée de rentrer avec ce gars et moi… Moi, j’aurais pu lui demander son numéro, j’aurais pu lui donner ma carte, j’aurais pu lui dire que je l’avais trouvé jolie et intéressante, j’aurais pu essayer une dernière fois de la faire rester ici, j’aurais pu l’embrasser même. Si j’avais un peu des couilles.

Au lieu de ça, l’autre fille est rentrée, suivie des autres et je n’ai rien fait.

Nous sortons, je les accompagne et vais chercher mes affaires dans ma voiture, nous nous disons au revoir, je l’enlace, la sert contre moi et… lui fait la bise, tendrement.

Ils s’éloignent à pied en direction de la voiture du mec louche, je les regarde mais sans parvenir à voir si elle en fait de même, il fait trop sombre. Je reste  à les regarder, là, stoïquement, elle me voit la regarder peut-être… ou pas. Je prends mes affaires et remonte dans la maison.

Je me couche et me bouffe les doigts.

 

2 Responses to “Gros nul va !”

  1. Melon Says:

    Meeeerde t’as pas assuré du tout là…
    (Ceci dit, j’aurais pas fait mieux…)

    Mais tout espoir n’est pas perdu;) Deja si tu la retrouves sur facebook, ça peut être bien, mais vu que vous avez des amis en commun, ça devrait pas être bien dur de retrouver son numéro!

    Si tu le veux vraiment, tu la retrouvera ta menthe à l’eau d’été :) (rapport aux yeux vert)

    Biz biiz!

  2. Grenoblois Says:

    Melon, Melon, Melon… faut tout lire ma petite BDiste en chocolat rose pétant ! =) (surtout les billets postérieurs à celui-là :) )


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