Comme l’a très gentillement demandé un petit Melon de Perpignan – et non de Cavaillon – si mûr pour la saison qu’il emménage avec sa oui-moitié, je vais essayer d’expliquer dans ce billet l’amour de la gent masculine pour un acte naturel, non inodore, non inaudible et parfois même non incolore, à savoir : Le Pet.
Le oui-chéri de Mélanie est-il un porc ou un mal-élevé ? Que nenni !
C’est simplement un garçon parmi tant d’autres qui aime l’humour et ne le produit pas qu’avec sa parole, un homme polyvalent, sublime, il sait prendre la pause et lâcher les caisses en même temps, formidable. Il est juste un chouilla tête en l’air de n’avoir pris la précaution de faire rédiger à sa chérie le traditionnel manuel intitulé “Quand puis-je en lâcher une ?”, histoire d’éviter ces désagréments.
Comme je l’ai expliqué dans un commentaire aussi volumineux comme ma b…outeille d’eau, le pet est à la fois un besoin naturel (faut que ça sorte !), un plaisir (hmm chaleur…) et… un petit truc piégeux (devant belle-maman qui n’a pas forcément signé les mêmes modalités du manuel “Quand puis-je en lâcher une?” avec sa moitié à elle.
Accessoirement, le pet n’est pas un monopole masculin. Les filles, vous pétez aussi non ? Peut-être moins de par un mystère physiologique que je ne me risquerais à aborder la tête la première. Cette moindre fréquence du prout explique peut-être votre gêne (toute relative hein, dans les soirées pyjama, je suis sûr qu’il y a aussi des pets (r)sévères) à l’encontre du louffage intem-pet-stif de nous autres, mâles virils et mal-odorant comme vous kiffez.
Alors voilà, on veut le beurre et l’argent du beurre (et le cul du crêmier) mesdemoiselles ! Bah non. Vous voulez des mecs virils, poilus, rustres, qui vous plaqueraient contre les murs, qui peuvent bouffer des steak d’1kg, qui peuvent vous déménager un T3 en une demie-journée en solo et vous êtes incapables de comprendre et d’accepter qu’au milieu de tout ça, on ait besoin et envie, de temps en temps, si possible au moment le moins opportun, c’est plus drôle, d’en lâcher une. Vous nous castrerez tous à ce rythme.
Tiens petit sondage gratos : entre un pet et un rot, vous supportez quoi le moins mal ?
Moi, je suis un anti-rot. Le rot c’est le mal. Ca sort de là où vous venez d’enfiler cette charmante petite salade grenobloise parfumée, on vous fait un petit bisou sur la bouche ensuite et il en ressort, 15 secondes après, un bruit scandaleux quand encore il n’y a que le bruit. Je dis non. C’est pareil pour moi, je ne rote pas. Une petite remontée, fermage de bouche et absoption toute en délicatesse.
Le rot est au pet ce que la Lada est à la Rolls Royce.
La Lada est simpliste, sans saveur, sans originalité, froide à la portée de tous pour faire du bas de gamme.
La Rolls Royce fait un joli bruit, modulable selon l’ouverture de la soupape, chauffée et seuls les meilleurs en sont dotés.
Donc oui, beaucoup d’hommes, et certainement pas mal de femmes qui n’osent pas le dire, sont friands de lâchages de caisses, des plus sournoises “pfffft” terrible pour les nez alentours au plus profondes “prooOuuttouutout” qui viennent du fond des entrailles et pouvant durer plusieurs longues secondes en passant par les plus précis “prût”, hop, fallait que ça sorte ou encore les involontaires, le “prout” de soirées entre amis qui étaient destinés à être sournois et on aurait accuser la voisine bien maquillée d’à côté de cette infame odeur, mais non, le pet fut sonore et son auteur ne le fut plus pendant 20 bonnes minutes de honte pas dissimulée du tout.
Dans une relation intime ou amicale idéale, le pet est un signe de reconnaissance, ça veut dire qu’on se sent aussi à l’aise avec la personne que si on était seul (enfin ça c’est le truc à pas dire en situation hein ^^). Ca veut dire qu’on est persuadé que non seulement l’Autre ne se vexera pas mais qu’en plus elle pourra peut-être y répondre si son gros intestin le veut bien.
Le comble du bonheur pour les hommes très productifs en gaz volatile (souvent prénommés Gaspard d’ailleurs, car le gaz part), c’est peut-être de tomber sur une femme qui lui répond par le vagin. Ca m’est arrivé et j’ai trouvé ça très drôle. Elle moins. C’était notre première fois à tous les deux, ceci explique peut-être cela .
700 mots à l’honneur du pet, quelque chose me dit que je devrais pas forcément en être fier…

Mdr ! tout simplement !
Non mais t’es sérieux là?
J’ai l’air de plaisanter ?
Je ne voudrais pas être grossière…mais 700 mots pour du vent…ça me troue le c..! mais bien raconté
…chassez le (gaz) naturel, il revient au galop !…les femmes se lachent ? non impossible ! ni rot, ni pet voyons…un tout petit ? ah…c’est pas moi !
Scoop : une nana rôte et pète aussi. Sauf que dans certaines occasions, elle est complètement mytho, NON CE N’EST PAS ELLE l’auteur.
Héhé !
baaahh lili t’es une sale ! xD